Chez la plupart d’entre nous, par atavisme, subsiste un nomade qui ne demande qu’à s’éveiller: avant sa sédentarisation, l’homme a mené, pendant des millénaires, une vie collective faite d’errances, de migrations et de transhumances. Nous étions tous, il y a bien longtemps, des gens du voyage, et il en reste probablement l’imprégnation.

Le citadin retrouve, par le biais de la randonnée, des sensations enfouies, le plaisir d’une activité saine, au contact des éléments, de la découverte des paysages et du passé de ses ancêtres. Il a aussi peut-être, l’impression, sans en prendre vraiment conscience, d’être un aventurier, mais sans risque, dans la sécurité d’un groupe, rompant ainsi la monotonie recluse de la semaine.

Hélas, l’on trouve encore chez certains, le plaisir de la chasse et la tentation de la cueillette, voire de la prédation …restes de pulsions primitives.

Autres survivances probablement, mais plus sympathiques, l’engouement pour le barbecue chez les hommes et l’offre typiquement féminine, de pâtisseries et autres douceurs, au groupe de randonneurs, à défaut de ramassage du bois et de nourriture végétale pour les besoins de la tribu !