HISTOIRE DE L'ÉGLISE

 Dédiée au Sacré-Cœur, sa construction fut rondement menée par un Bénédictin, frère Maur, de l'Abbaye de "La Pierre-Qui-Vire" dans le Morvan (entre Vézelay et Saulieu). La pose de la première pierre eut lieu en 1889. L'édifice fut consacré 3 ans plus tard (la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre est inaugurée cette même année en 1891).

Cette dévotion au Sacré-Cœur a été initiée par une religieuse bourguignonne, Sainte-Marie Alaquoque, une visitandine de Paray-le-Monial, dans le diocèse d’Autun, à la suite de révélations. Un cœur rayonnant, couronné d’épine et surmonté d’une petite croix, c’est un Sacré-Cœur. Il doit contribuer à rappeler aux fidèles l’amour que portent Jésus-Christ et son Père à tous les hommes. Ce symbole prolonge tout un courant de la pensée antique considérant le cœur comme le siège de la vie, du courage et de la générosité. Ne mangeait-on pas dans les tribus primitives, le cœur du valeureux ennemi tué pour s’approprier son courage ! Il a été aussi utilisé par les chouans en lutte contre les républicains : ils portaient sur leur uniforme l’image du Sacré-Cœur avec la devise en breton : "Pour Dieu et pour le Roi" ou "Pour Dieu et mon pays".

Cette dévotion au Sacré-Cœur a été aux 18e et 19e siècles, tournée en dérision par les jansénistes, accusant ses adeptes de "corticoles" : il est vrai que cette mise en scène confine à l’idolâtrie, suscitant une imagerie mièvre et de mauvais goût. Elle mettait surtout en évidence la divergence doctrinale entre les Jésuites prônant la "Grâce suffisante" offerte à tout pêcheur de bonne volonté, et les jansénistes, plus pessimistes et rigoureux, qui défendaient la "Grâce nécessaire" aux seuls élus désignés par Dieu.

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Façade de l'Église

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 Côté Est de l'Église

DESCRIPTIF DE L'EXTÉRIEUR

Sa ligne rappelle Notre-Dame de Paris: 2 tours quadrangulaires et flèche centrale. Par contre, pas de transept.

 Voici une description parue dans le Bulletin paroissial :

" Deux tours carrées, hautes de 25 mètres, à plate-forme couronnée d'une balustrade flanquant sans saillie le pignon de la façade percée d'une large entrée. Le tympan représente en haut-relief le Sauveur en croix... Plus haut, entre deux cadrans, une vaste rosace épanouit ses lobes multiples qui tamisent à l'intérieur les rayons du soleil couchant. Enfin, au-dessus d'une fenêtre trigéminée au sommet du pignon, dont la pointe est taillée en socle, se dresse entre les 2 tours une grande statue du Sacré-Cœur de Jésus pénitent, qui étend ses bras comme pour embrasser et bénir le village étendu à ses pieds et tous ceux de la plaine en leur disant : " Regardez et faites selon le modèle qui vous est montré sur la montagne! " Le monument sans transept allonge vers l'Orient ses formes gracieuses et se termine par une abside d'un bel effet, dont le toit à pans coupés semble donner par ce côté, une base oubliée, à la jolie flèche aux arêtes dentelées qui se dresse au centre du comble ardoisé. Une multitude de fenêtres égaient les différentes faces "

SYMBOLIQUE DE LA FAÇADE

Les éléments les plus remarquables s'ordonnent selon 2 lignes:

 1) Une ligne d'immanence, horizontale :

 Cadran horaire à gauche: le temps des hommes au quotidien et de la société.

Cadran solaire à droite: celui de la Nature au fil des jours et des saisons.

 2) Une ligne verticale de transcendance qui aboutit à "Jésus en majesté" :

 Au départ de la verticale se trouve Jésus-Christ, en proie à l'histoire des hommes pour leur rachat. C'est le temps de l'histoire humaine, un rappel à la mémoire du sacrifice du Fils. Dans le prolongement de cette verticale, Dieu incarné, se découpant dans le ciel, qui transcende le temps, immémorial. Il accueille les bras ouverts le fidèle et offre la vie éternelle. Mais il est aussi, ne l'oublions pas, celui qui commande les Hommes et la Nature symbolisés par les deux cadrans.

L'on remarque 2 fois l'illustration du Sacré-Cœur:

 Le Tympan

 2-Tart-église-tympanMichel MORIAME- fin janvier1996 (rev. 2011)