"Comment peux-tu mettre en doute les affirmations de toute une communauté scientifique? " Certes, sans qualification, l'argument ébranle. Un constat à ce propos : la thèse de l'unanimité n'est que supposée. Il s'agit d'une première désinformation quant on s'aperçoit qu'il y a plus de contestataires que de convaincus parmi ceux qui sont censés savoir. Même si ma position s'avère de peu d'importance, il en va tout autrement de l'aréopage des scientifiques bien accrédités qui, par leur influence, pèsent sur les décisions politiques. Platon appelle "double ignorance" le fait de ne pas savoir et de vivre dans l'illusion de son savoir, c'est à dire de ne pas avoir conscience de son ignorance. La "double ignorance" est grave, malfaisante, si elle est le fait de personnes importantes. L'on connait en France notamment, les objecteurs V. Courtillot, L. Cabrol, et Cl. Allègre (l'on ne peut vraiment pas dire qu'il soit un farfelu solitaire). Sachez qu'à l'étranger, ils sont très nombreux, malgré l'intégrisme scientifique et la pression médiatique. Le 20 mai 2008, 31072 scientifiques américains dont 9021 docteurs ès-sciences, ont signé une pétition affirmant que le réchauffement anthropique est sans fondement scientifique. Le film d'Al-Gore "La vérité qui dérange"  a été interdit dans les écoles anglaises pour propagande et catastrophisme infondés. L'on a relevé 9 erreurs fondamentales dont celle du CO2 (chez nous par contre, M. Borloo, a acheté 7000 DVD de ce film pour sa diffusion dans les écoles!) . En cette période de crise, la thèse offre soutien et développement du marché intérieur des pays développés, justifie le prélèvement de nouvelles taxes, et conjointement, moralise la tentative de freiner et de contester les efforts légitimes des pays en voie de développement, mis en accusation au nom de la vertu civique et de la survie de l'humanité (ainsi la Chine produit plus de 70% de son énergie grâce au charbon, or il n'existe pas plus polluant qu'une centrale thermique).

Je continue à chercher activement les faits et arguments, le pour et le contre, sans a priori, et je parviens toujours à la même conclusion : ma conviction se confirme au fil du temps. J'ai relevé récemment une courte analyse  très simple à comprendre, concernant la mise en cause des gaz à effet de serre : les arguments de bon sens valent mieux que les démonstrations sophistiquées des spécialistes dont on sait qu'ils se sont souvent trompés par la passé. "L'arbre cache la forêt" . Les anglais disent avec leur humour assez particulier "qu'un spécialiste est quelqu'un qui sait de plus en plus de choses sur des choses de plus en plus insignifiantes" (quitte à perdre de vue l'essentiel). Voici donc... l'essentiel du texte proposé :

"Le gaz carbonique émis par les humains n'a aucune action sur le climat mondial. Il y a plus de 40 000 milliards de tonnes de CO2 répartis dans les océans, la végétation et l'atmosphère. Les échanges représentent 300 milliards de tonnes par an, l'humain n'en émettant que 7 milliards de tonnes (et cette part n'augmente que de 0,9% chaque année. Il apparait donc que la nature produit incommensurablement plus de CO2 que nous : les volcans, les végétaux, et surtout les océans lorsque la température augmente. Ce sont eux qui sont les principaux responsables de la variation du taux de CO2 dans l'atmosphère. Lorsque la température augmente, même de quelques dixièmes de degrés, les océans relâchent du gaz carbonique et inversement en absorbent lorsqu'ils se refroidissent. Les volumes sont tellement énormes que ce phénomène agit sur toute la planète. L'augmentation  du CO2 dans l'atmosphère est une conséquence et non pas une cause. Il y a seulement corrélation : les relevés prouvent que l'augmentation du CO2 se produit toujours après une augmentation de la température.

De plus, c'est la vapeur d'eau qui est le principal acteur de l'effet de serre : il n'y a que 0,03% de CO2 dans l'atmosphère et 70% de vapeur d'eau. La part anthropique est donc négligeable dans le jeu des échanges à l'échelle planétaire. Tenter de diminuer les émissions de CO2 coûtera très cher sans aucun résultat sur le climat mondial."

Dernier épisode qui va à l'encontre de la théorie des réchauffistes : la période 1945-1970. Celle-ci est marquée par une baisse des températures ayant fait craindre à certains climatologues la prochaine survenue d'une glaciation. Or, cette période a coïncidé avec une augmentation notable des émissions de CO2 résultant du boom économique de l'après guerre...                        M.M.

Un bon livre de vulgarisation récent : Cabrol, Laurent. - Climat : et si la terre s'en sortait toute seule?

A propos de l’engouement français pour Al Gore