L'on a enfin pris en considération la protection du fumeur passif, et l'on peut entrer dans un café sans s'exposer au risque de la fumée... Un autre risque nous guette toujours. "Le Bien Public", dans son édition du 23 mars 2009, en 1ère page, le signale clairement : "Malbouffe et cancer, un lien évident". L'on y apprend que " Le risque d'être atteint par un cancer est plus important à cause d'une mauvaise alimentation (38 %) qu'en fumant (30 %)" !. L'on admet à présent ouvertement que la façon de se nourrir puisse favoriser le cancer, ce que nient encore trop de médecins : il est vrai que c'est un bon moyen de déresponsabiliser les gens au lieu de les mobiliser contre les abus de l'agro-alimentaire, en laissant croire que c'est le "fatum", le destin, la malchance ...  Pourtant dans la décennie 70, l'oncologue allemand P.G.Seeger avait déjà montré que le cancer naît dans le cytoplasme et non dans le noyau, ce qui invalide la cause génétique et donne toute sa place au milieu, au terrain (ainsi, chaque fois que l'on a remplacé le noyau d'un ovule de souris fécondée par le noyau d'une cellule cancéreuse, l'ovule a donné une souris saine dont la progéniture n'a jamais eu de cancer non plus. Les mêmes résultats ont été obtenus avec des ovules de grenouille). Cette prise de conscience, certes un peu tardive, s'observe actuellement par l'intérêt grandissant envers l'alimentation bio.

Mais il y a peut-être plus grave car chacun peut manger plus sainement : "moins gras, moins sucré, moins salé", plus de fibres et d'aliments frais. Par contre, comment échapper à la mauvaise qualité de l'air que nous respirons. Un scandale écologique subsiste dont peu de personnes sont conscientes et nous en sommes co-responsables avec la complicité des Pouvoirs Publics : celui des microparticules. En effet, l'on a toujours favorisé le moteur diesel et le chauffage au fuel. Celui-ci, encore prioritaire en France est de plus une aberration : l'on brûle le naphta, matière première des plus précieuses, à l'origine du plastique, des textiles synthétiques et de toute un gamme de produits chimiques. A l'inverse, le chauffage au gaz dont les réserves connues sont bien plus importantes, n'est pas polluant et ne peut guère avoir d'autre utilisation. Se chauffer au fuel équivaut à brûler délibérément du bois précieux au lieu d'un bois de faible valeur marchande. Le citadin en particulier, respire donc en permanence cet air chargé de microparticules et pas seulement lors des pics de pollution. L'on estime que cet air contaminé  est responsable de 10% des cancers du poumon, cancer particulièrement virulent dont peu réchappent. Comment s'étonner également de la progression préoccupante du nombre d'asthmatiques.  Ainsi quand en période de chauffage, je jardine, je respire l'air pollué par mes voisins qui presque tous encore, se chauffent au fuel! Il suffit de voir la fine couche irisée qui se forme en hiver sur la mare, pour juger de la qualité de l'air, bien qu'habitant à l'écart de la circulation . Je relativise, sachant que les causes du cancer sont multifactorielles ...

NB : Très récemment, les médias se sont fait l'écho d'une autre source de pollution : celle des crèches par les matériaux de construction, faisant de jeunes enfants des victimes potentielles de nos inconséquences.

                                                                                             M.M.

Références :

  • Seeger, P.G. et S. Wolz . – Successfull biological control of cancer by combat against the causes .Ce livre, pas plus que le suivant n'est traduit en français :

  • Last, Walter . – Overcomming cancer : a guide to self healing.

         Si l'on est, en France, champion du dépistage, l'on est malheureusement en retard

         s'agissant de la prévention (ce qui allégerait le déficit de la Sécurité Sociale,

         mais cette démarche n'intéresse pas les laboratoires)