Monde de la marche et marche du monde

07 juin 2015

Roses en contre-jour

Roses Contre-jour

Ce jour, fête des jardins et des roses fraîchement écloses

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05 avril 2015

Anémone pulsatille (Anemone pulsatilla)

Des trois joyaux de notre flore : sabot de vénus, lis Martagon, anémone pulsatille, celle-ci est la plus précoce.

Cette fleur prospère sur les coteaux, les pâturages, le plus souvent calcaires, sur sol pauvre et en situation ensoleillée. Cette vivace basse et duveteuse, a un rhizome épais, fibreux, souvent profondément ancré dans le sol, qui lui permet de résister à la sécheresse. La tige florale porte dans sa partie supérieure une collerette de bractées foliacées, velues, profondément divisées. Les feuilles, également très divisées, ne se développent qu'après la floraison. Les fruits sont prolongés par une longue arête plumeuse favorisant la dissémination et persistant jusqu'en été. La plante contient des alcaloïdes très toxiques. 

On l'appelle parfois Fleur de Pâques à cause de son époque de floraison et à l'utilisation autrefois des pétales d'un violet sombre pour colorer les œufs de Pâques. 

Étymologie : "battue par le vent", allusion aux arêtes plumeuses s'agitant au vent (lat. pulsatus, de pulso, "bousculer, heurter" & gr. anemos "vent")

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15 juin 2014

Libellule

À peine née, déjà la grosse tête!

À peine née, déjà la grosse tête!

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19 avril 2014

Les orchidées de Lantenay

Les orchidées d’Europe ont la même structure que celles des zones tropicales dont la plupart sont grimpantes ou épiphytes.

Elles ont 3 pétales dont l’inférieur, plus grand et souvent plus coloré, est le labelle ainsi que 3 sépales, l’un supérieur et les 2 autres latéraux.

Les parties mâle et femelle sont regroupées, formant un ensemble appelé gynostème. Les grains de pollen, minuscules, sont réunis en 2 boules : les pollinies. Le genre Orchis a la particularité d’être muni d’un éperon plus ou moins long, orienté de diverses façon. Il contient le nectar qui va attirer les insectes pollinisateurs.

L’ ophrys à l’inverse, en est dépourvu et utilise un leurre pour assurer la fécondation par les mâles de certaines espèces d’hyménoptères : le labelle prend la forme d’un insecte femelle et la plante émet des phéromones.

L’orchidée ne peut se développer que grâce à sa symbiose avec un champignon dont le mycorhize reste indispensable.

L’on trouve l’orchis mâle (Orchis mascula) sur les pelouses sèches des rebords de la combe d’Arvaux. C’est l’une des orchidées les plus précoces (avril-juin).

Orchis mâle Lantenay 2

Plante assez petite ; 3-5 feuilles basses oblongues étroites, souvent tachetées ; tige souvent pourprée avec plusieurs feuilles engainantes dans la moitié inférieure ; sépales latéraux étalés vers le haut, comme des ailes ; sépale supérieur et pétales formant un capuchon ; labelle (5mm), plutôt losangé, trilobé, avec le lobe central presque carré, parfois échancré, avec quelques petites taches dans le centre blanchâtre. Éperon en forme de phallus et pointé vers le haut.

 

Orchis mâle - dessin

Sur le territoire de la commune de Lantenay, l’on trouve également :

  • Céphalanthère pâle (Cephalanthera damasonium), à feuilles étroites (C. longifolium)

  • Épipactis poupre noirâtre (E. atrorubens), à feuilles plus larges (E. helleborine)

  • Neottie nid d’oiseau (N. nidus-avis)

  • Listère à 2 feuilles (Neottia ovata)

  • Orchis à 2 feuilles (Platanthera bifolia)

  • Orchis moucheron (Gymnaderia conopsea)

  • Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

  • Ophrys mouche (O. insectifera)

  • Orchis brûlé (Neotinea ustulata) ; Orchis tacheté (Dactylorhyza maculata : la seule de la commune à pousser en milieu humide)

  • Orchis bouffon (Anacamptis morio)

  • Orchis militaire (O. militaris)

 

Pour mémoire : espèces rares ou très localisées 

Céphalanthère rose (C. rubra) : très rare, sur les talus ensoleillés.

Épipactis de Müller (E. muelleri)

Godyère rampante (Goodyera repens : rare et minuscule, sous les pins)

Ophrys abeille ( O. apifera) ; Ophrys petite araignée (O. aranea)

Orchis bouc (Himantglossum hercinium) ; Homme pendu (Orchis anthropophorum) ; Orchis pourpre (O. purpurea) ; Orchis singe (O. simia : plante très rare sur la commune mais aussi sur l’ensemble du département)

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08 septembre 2013

Piéride sur fleur d'ipomée

Piéride Ipomée

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10 mars 2013

La marche

Marcher pour le plaisir n’a pris tout à fait son sens qu’avec l’incitation toujours plus grande à la sédentarité. Autrefois, la marche était liée à l’activité laborieuse. Elle était indissociable de la vie quotidienne: l’enfant allait à l’école à pied par tout temps, la ménagère se rendait au lavoir, transportant son linge dans une brouette, le chef de famille se rendait à l’usine avec sa musette ou aux champs avec le bœuf ou le cheval. La voiture, en éloignant toujours plus du lieu de travail, va rendre inopérante la marche et la concentration de l’habitat a favorisé le développement des transports en commun.

 Jusqu’à la fin du Moyen-Âge, le déplacement privilégié s’effectuait à cheval ou en carrosse, privilège réservé à la noblesse. La marche était considérée avec mépris, le piéton était un pauvre bougre. Le pion était le fantassin, sens conservé dans le jeu d’échecs où le cavalier a plus de valeur. Le péon, en espagnol, est un paysan misérable. Les termes piétaille et piètre sont péjoratifs.La chaise à porteurs symbolisait en quelque sorte un clivage des classes. Le marcheur risque de se crotter.

Au début du 20e s., le sport venu d’Angleterre commence à se pratiquer. L’hébertisme met en avant la culture du corps. C’est une époque où l’on commence à prendre conscience des méfaits de la sédentarité qui gagne toutes les couches sociales. Cet hygiénisme naissant va favoriser l’essor de la marche en tant qu’activité. Les associations préconisent la gymnastique, mais la marche n’acquiert pas encore son statut d’activité autonome. Jusqu’à récemment, le Club Alpin la considérait simplement comme une préparation, un entraînement à l’alpinisme qui consistait en marches de préférence longues, difficiles et rapides dont témoignent les programmes.

Puis, l’hédonisme de la marche s’est fait jour. À l’attrait des sportifs pour la piste cendrée s’est ajouté pour beaucoup celui de la marche sans esprit de compétition et praticable par tous. Seuls les niveaux et la longueur sont limitatifs en fonction de l’entraînement, de la condition physique et de l’âge: simple promenade de quelques heures pour certains, ou randonnées d’une ou plusieurs journées, moyens de découverte que ne permet pas la voiture. Hélas, le remembrement, l’emprise urbaine et privative a porté atteinte, parfois de façon irrémédiable à ce patrimoine hérité de nos ancêtres, privant ainsi les citadins du plaisir de redécouvrir l’environnement naturel.

Dans les villes nouvelles, et la rénovation, l’on tente à présent de recréer un peu de verdure; l’on réhabilite les haies dans les campagnes encore verdoyantes. Le jardinage est en vogue et grâce à la prise de conscience de l’intérêt de la marche, l’on crée des circuits balisés pour atténuer cette frustration inhérente à l’homme autrefois nomade, menacé dans son équilibre même, par l’emprise toujours plus grande du virtuel et des déplacements routiers au quotidien.

 

Michel Moriame

 

 

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06 mars 2013

Graines et funeste engrenage

Qui ne se souvient, parmi les anciens, de la promotion de l’éditeur Larousse pour ses dictionnaires: un dessin figurant une jeune femme soufflant sur un capitule de pissenlit et sous-titré "Je sème à tout vent". Déjà, peut-on objecter qu’il s’agit là de mauvaises graines. Soit, mais s’agissant de notre propre semence, le coq gaulois peut fièrement parader: les mâles français sont les plus prolifiques d’Europe, prouvant ainsi un indéniable dynamisme et un incorrigible espoir en un avenir meilleur (certes, enfanter peut apparaître comme un remède à la crise, mais à terme, tellement illusoire). Là encore, s’agit-il de bonne semence? L’on en doute, sachant qu’en 50 ans, la spermatogenèse a diminué de moitié, que les diabétiques sont toujours plus nombreux puisqu’à présent, ils peuvent procréer grâce au progrès médical, qu’il y a de plus en plus d’allergiques, que le nombre de jeunes enfants cancéreux augmente chaque année d’environ 3%, avec même une accélération de cette tendance depuis 2010 (ceux-ci victimes de l’ingestion par la mère d’une alimentation dégradée, de l’inhalation d’un air pollué par les particules du diesel et le tabac), le tout attestant d’une descendance de moins en moins rustique.

Outre la "petite graine déposée dans le ventre de la maman", selon la formulation recommandée par les pédiatres attitrés, l’on peut évoquer aussi le record des semenciers français qui, devançant les États-Unis, sont devenus depuis peu, les champions du monde de l’exportation des semences de plantes potagères.

Après le retrait du Pape fatigué et désabusé", qui, selon Guy Carlier, laisse le monde s’agiter, en proie aux diables, ces performances propres à notre pays, devraient nous redonner le moral. Quoique, faut-il vraiment se réjouir de contribuer à la surpopulation, aggravant encore l’empreinte écologique?

 

"Croissez et multipliez": l’injonction se concevait à une époque où l’humanité n’était pas encore assurée de sa pérennité.

Interrogez un éthologue sur les effets de la surpopulation animale: il suffit de transposer au monde humain et vous avez déjà les conséquences que chacun peut constater et redouter. Mais, me direz-vous, nous ne sommes pas des bêtes sauvages. Certes, mais force est de constater que la religion qui devrait susciter plus d’humanité, s’avère non seulement un facteur d’incompréhension et d’intolérance, mais de barbarie. Des jeux du cirque antiques à l’amputation croisée islamiste, hélas, où est le progrès de la civilisation contemporaine ?

Égrenez vos chapelets, s’il vous plaît, mais réservez votre semence.

 

 

23 février 2013

Ethnographie de la randonnée

Chez la plupart d’entre nous, par atavisme, subsiste un nomade qui ne demande qu’à s’éveiller: avant sa sédentarisation, l’homme a mené, pendant des millénaires, une vie collective faite d’errances, de migrations et de transhumances. Nous étions tous, il y a bien longtemps, des gens du voyage, et il en reste probablement l’imprégnation.

Le citadin retrouve, par le biais de la randonnée, des sensations enfouies, le plaisir d’une activité saine, au contact des éléments, de la découverte des paysages et du passé de ses ancêtres. Il a aussi peut-être, l’impression, sans en prendre vraiment conscience, d’être un aventurier, mais sans risque, dans la sécurité d’un groupe, rompant ainsi la monotonie recluse de la semaine.

Hélas, l’on trouve encore chez certains, le plaisir de la chasse et la tentation de la cueillette, voire de la prédation …restes de pulsions primitives.

Autres survivances probablement, mais plus sympathiques, l’engouement pour le barbecue chez les hommes et l’offre typiquement féminine, de pâtisseries et autres douceurs, au groupe de randonneurs, à défaut de ramassage du bois et de nourriture végétale pour les besoins de la tribu !

 

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16 mai 2012

Naissance d'épeires

Naissance d'épeires

Combien survivront-elles? En tout cas, l'une prend la pose, tandis que d'autres s'exercent à "monter au filet".

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14 mai 2012

Échevronne - Essai d'onomastique

 En 877, le village est connu sous le nom de Scabrona , mot dérive du latin scaber qui a 2 acceptions :

1) inégal, bossué, rude

2) crasseux, sale, malpropre .

Allusion au relief de collines qui l'entoure ou à la mauvaise réputation de ses habitants (cf scabreux)?

Évolution phonétique : comment est-on passé de Scabrona à Échevronne?

L'évolution du latin au français est intéressante, car conforme en tout point aux règles de la phonétique. Voici comment l'on peut décomposer celle-ci :

 - Le s à l'initiale , suivi d'une consonne( sc, sp, st), s'est effacé en français, mais après le développement d'un e prosthétique (1)

Ex : scala, "échelle"

- Le c se retrouve en position initiale : placé devant un a latin, il a pris en français le son de la constrictive sourde ch.

Ex : caballu, "cheval"

N.B.: le a initial de Scabrona, derrière la gutturale c, s'est affaibli en e ("voyelle neutre") tandis que le o fermé, suivi de la nasale n, s'est un temps nasalisé, la prononciation étant alors on-ne (ce dont rend compte l'orthographe actuelle par n redoublé)

- reste le groupe consonantique br : précédé d'une voyelle, il passe en français à vr (de même que le groupe pr)

Ex : labra, "lèvre"

- Le a terminal, atone, suit la règle générale : il s'amuït et devient e caduc

Ex: porta, "porte"

                                                                                       Michel Moriame

(1) prosthétique (adj.) : relatif à une prosthèse = "posé devant" (addition d'une lettre ou d'une syllabe non étymologique au commencement d'un mot sans en changer la valeur). C'est avec une prosthèse que le français a fait "espérer" du latin sperare

 

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